j'aime les fins heureuses
Humeurs Romans d'amour

Plaidoyer pour les fin heureuses (par la fille qui écrivait des romans d’amour)

« Plaidoyer pour les fins heureuses »,

par la fille qui aimait les romans d’amour.

 

Les fins heureuses c’est mon truc. J’ai toujours aimé les histoire d’amour qui finissent bien et j’ai commencé très tôt à rêver d’La belle au bois dormantamour. Le fringuant prince Philippe de la Belle au Bois Dormant (Aaah! sa cape rouge, son épée de la vérité , son bouclier de la vertu !!),  a été mon premier héros. A l’école comme en vacances, les garçons m’ont toujours plus intéressée que les études ou le sport. Je passais des heures entières plongée dans des fantasmagories romantiques plutôt que de faire mes devoirs.

Premiers romans d’amour

Angélique et son amour Anne GolonA treize ans j’ai lu « Autant en emporte le vent » et à quatorze ans j’ai découvert « Angélique, Marquise des Anges ».  Autant dire que je ne m’en suis jamais remise !

Mes parents, qui avaient toujours été très fiers de ma passion précoce pour la lecture, déchantèrent rapidement.  Au vu de mon addiction aux romans d’amour, ils me glissèrent Anna Karénine dans les mains en me disant que ça au moins, c’était de la littérature… moi je dévorais en douce « Amour tendre amour sauvage » de Rosemary Rogers.

 

L’obsession de la fin heureuse

Je me foutais bien d’une héroïne qui se jette sous un train parce qu’elle estScrupules de Judith Krantz incapable de vivre avec l’homme qu’elle aime ! Je voulais des histoires qui se terminent bien, je voulais  que ça marche l’amour moi ! Je voulais y croire !!

Alors,  je retournais lire « Scrupules » de Judith Krantz ,  « Love Machine » de Jacqueline Susan, Déborah de Juliette Benzoni,  (encore et toujours) Angélique et Joffrey de Peyrac d’Anne Golon et « Scarlett si possible » de Katherine Pancol… avec de délicieux frissons d’extase.

Certes, je me suis attachée à Roméo et Juliette, à Tristan et Iseult, à Fabrice et Clélia, Félix de Vandenesse et la comtesse Madame de Mortsauf, à Valmont et la duchesse de Merteuil…
Mais je me demandais bien pourquoi ces gens qui possédaient cette chose précieuse et rare  – un amour passionné, sincère et partagé – se faisaient un devoir de la gâcher…

Qui a donc décrété qu’une histoire n’est belle que parce qu’elle est vouée à l’échec ?

Une fin dramatique augmente-t-elle vraiment la qualité littéraire d’un récit ?
De Zola, j’avais adoré « Au bonheur des dames », de Musset, les comédies et proverbes, de Gauthier « Mademoiselle de Maupin », de Shakespeare « Much ado about nothing » et le « Songe d’une nuit d’été »…  Leurs fins heureuses en faisait-elle des romans de gare ?
Et Jane Austen, qui offraient à toutes ses héroïnes un mariage d’amour, elle n’écrivait tout de même pas du Harlequin !


Le cinéma, ce lieu où on n’a pas peur du happy-end

Passant outre ces diktats de rabat-joie, le cinéma lui, m’offrait son compte de happy ends !
Working girls, When Harry met Sally, Pretty woman, Nuits blanche à Seattle,  Coup de foudre à Notting Hill, Quatre mariages et un enterrement…

Affiche Nuit blanches à SeattleJ’ai toujours aimé les comédies romantiques, car non seulement elles ont l’élégance de parler d’amour avec humour, mais elles font toujours appel à une certaine noblesse de comportement qui me touche.

Il arrive toujours un moment dans une comédie romantique où le héros, ou l’héroïne, se trouve face à un choix. Les masques tombent. Et il n’est pas exclu que les personnages soient amenés à faire preuve  d’héroïsme pour abattre les obstacles qui se dressent entre eux.
Pour qu’une histoire d’amour fonctionne, au cinéma, comme dans les livres, comme dans la vie, elle doit reposer sur quelque chose de l’ordre de la loyauté – envers la personne qu’on aime – et de la fidélité – envers ce qu’on est et ce qu’on éprouve.  Au nom de l’amour, on doit affronter la vérité, dire et agir avec droiture pour décrocher la timbale.

 

Oui, les histoires d’amour qui finissent bien existent!

Elles sont partout autour de nous. Elles ne manquent ni de noblesse ni de souffle.
Tous les jours, des cœurs qui battent, des œillades, des espoirs, des mains moites, des rendez-vous.
Tous les jours, un garçon rêve d’une fille, une femme pense à un homme.
Tous les soirs, des couples qui rentrent chez eux, des amoureux qui se retrouvent au cinéma, au restaurant…
Toutes les nuits, des baisers, des caresses, des chevauchés fantastiques ou justes des corps enlacés dans la chaleur d’une couette commune.

quatre mariage et un enterrement happy end

J’aime écrire des histoires d’amour « comme au cinéma ».

Inventer des histoires qui parlent des femmes et des hommes d’aujourd’hui, de leur éternelle quête d’amour, du rapport amoureux qui évolue sans cesse. Entre amour et passion, entre vie privé et carrière, entre maternité et ambition, la carte du tendre continue à se dessiner chaque jour.

« Écris quelque chose de moins superficiel » me dit mon père avant d’ajouter, en bon fan de romans policiers… « Il te faudrait un beau meurtre ! »

Mais non, ça ne m’intéresse pas. Inlassablement, je continue à rêver aux mystères de l’amour…
J’aime écrire là-dessus et mener tant bien que mal mes héros vers leur petit coin de paradis.  J’aime écrire des histoires d’amour qui se terminent bien, et j’espère continuer encore longtemps à le faire!

Tonie Behar, La fille qui écrivait des romans d’amour… qui finissent bien !

 

28 Comment

  1. les vraies belles histoires d’Amour finissent bien!!! et comme je te comprends Tonie! après une x-ième histoire d’amour à base de planches bien pourries, je me suis mise à la lecture… je suis allée voir un pote bibliothécaire, je lui ai dit ‘trouve moi un bouquin qui se finisse pas en jus de boudin, qui m’empeche pas de dormir et qui me fait voir la vie en rose’ je me suis retrouvée avec un Sophie Kinsella et depuis, ça fait 3 ans que je dévore ces belles histoires d’Amour! ça a si bien marché que je vis moi aussi une histoire incroyable, il faudra que je la raconte un jour! il n’y a pas de hasard dans la vie mais de trés beaux rendez-vous!! et la Chick’Lit ma Quich’Lit m’a fait reprendre espoir en l’Amour!!! (et relire des bouquins^^) j’ai même une amie qui m’a interviewée sur son blog au nom éloquent : J’aime pas lire mais j’me soigne^^ ( http://jaimepasliremaisjmesoigne.blogspot.fr/2009/06/interview-du-jour-emilie-bigorne-32-ans.html )
    merci Tonie c’est toujours un plaisir de te lire!

  2. @Mimi : quelle belle histoire ! je suis tout à fait d’accord lire des histoire d’amour qui se terminent bien conditionne notre état d’esprit et tout à coup on devient soi-même l’héroïne d’une belle histoire !

  3. Tonie, toujours les mots justes de femme. Pour qui la comédie romantique a ses lettres de noblesse. Mais parfois perdu dans le nombre foisonnant de sortis, il suffit d’être pris par la main pour se frayer un chemin. Cette main est celle de Tonie… Un guide, un auteur. Un sourire. Merci pour ton blog qui dit vraiment les choses, mais avec douceur.

  4. Bonjour Tonie,
    J’ai adoré lire ce billet, et j’avoue avoir vraiment retrouvé cette passion telle qu’elle est retranscrite dans cet article dans coups bas et talons hauts. Cette ville, cette femme, sa famille, tout était propice à vouloir intervenir, être plongé dans cet univers, vivre au côté de cette héroïne. Comment ressentir de telles émotions, de tels frissons si au début, lors de l’écriture il n’y avait eu une véritable passion pour la comédie romantique. Mais pourquoi le genre n’est-il pas encore présenté à l’école… cela donnerait je crois plus de baume au coeur à tous les collégiens et lycéens. Je crois que d’en parler, j’ai à nouveau envie de le lire … et hop un peu d’audace 😉

  5. Hey Tonie,
    Sais-tu que tu interpelles la fille qui a lu (dévoré) Autant en Emporte le Vent vers 14 ans (et le relit tous les deux ans environ), Belle du Seigneur vers 15 ans (et le relit tous les trois ou quatre ans), qui a pleuré pour les galères de Ronsard avec sa Rose, et qui est même allée faire un petit tour chez Justine ou les infortunes de la vertu (marquis de Sade) après Belle du Seigneur, juste pour voir?
    Alors tu vois, tu me parles au premier et au deuxième degré, jeune écriveuse de larmichettes délicieuses et de frissons dorés!
    Et ne laisse personne te dire que tu écris des choses pas sérieuses, puisque l’amour existe, à condition de le vouloir et de le vouloir passionnément.

  6. STOOOP ! Hold it ! Pause !
    Mais …. c’est bien ça la vraie vie non ? Ôtez-moi d’un doute chère Tonie, vous nous contez bien la vie, la vraie, la seule qui vaille d’être vécue !? Celle qui fait que le trajet, qu’importe qu’il soit sur autoroute ou chemin de campagne, fait de ce voyage un conte de « faits » qui mis bout à bout, nous fera dire « j’ai vécu car j’ai aimé !  »
    Je crois vous entendre me répondre d’un oui, net, haut et clair !

    Ouf …. de battre mon cœur a failli s’arrêter !

  7. Parce que ça n’est pas toujours aussi simple tous les jours…
    Parce que le doute nous assaille de temps à autres…
    Parce que la vie est faite d’embûches….
    Vos romans, pour plagier ce cher Hugo (qui était loin d’être insensible au romantisme dans certains de ses écrits) me font dire : « Tant que tout ça sera ….des livres de la nature des vôtres pourront ne pas être inutiles »
    Alors MERCI !
    Une princesse endormie ….

  8. Moi aussi j’aime les histoires d’amour qui finissent bien, que ce soit au cinéma, à la tv ou dans la littérature. Et pas seulement les histoires d’amour mais toutes les histoires : j’ai gardé un souvenir très doux du roman de gavalda ; ensemble c’est tout. Tous les romans qui aident à garder foi en la capacité de l’être humain à être bon, désintéressé, altruiste font du bien à l’âme, ils donnent du plaisir à leur lecteur. C’est une forme de résistance « positive » à la morosité ambiante qui semble être à la mode ces dernières années. C’est bien pour cela que je suis une fan absolue des séries tv : quelle que soit la situation, même désespérée, du héros, on est sûr qu’il va s’en sortir! Il est vrai que les émissions de prétendue télé-réalité qui lobotomisent leurs spéctateurs naifs ne sont pas faites pour donner une bonne opinion des qualités des individus seuls ou en groupe! Et le pire c’est que les parents laissent leurs enfants regarder cette m..de pensant que c’est sans danger!

  9. C’est tellement vrai, on s’évade, on vit une vie que chacune de nous a ou reverait ! Je plonge dans mon livre ou dans le film en croisant les doigts pour qu’il ne s’arrête jamais. Et lorsque la fin est là, tout s’écroule, dur réalité. Vite, vite un autre livre un autre moment pour s’évader ou oublier. Merci Tonie pour tous ce que vous nous faites partager.

  10. Wow tu as commencé ta carrière par un Rosemary Rogers??! Mes respects, vraiment! 😉

    Ceci dit, je n’aime pas Scarlett non plus, ça finit maaal…

    La réaction générale face au happy-end, m’étonnera toujours, comme si il était plus facile de croire à une histoire triste…

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