Le diable s'habille en Prada ban comedie romantique
Films d'amour

Le Diable s’habille en Prada de David Frankel

Le Diable s’habille en Prada ,
une comédie romantique de David Frankel
d’après le roman éponyme de Lauren Weisberger.

Albertine Gentou, journaliste, autrice, chroniqueusePar Albertine Gentou

Le diable s'habille en Prada affiche VF comédie romantique

Le Diable s’habille en Prada, le film d’un metteur en scène éclectique

Le Diable s’habille en Prada (The devil wear Prada) est une production américaine réalisée par David Frankel, sortie en 2006. Le film est l’adaptation éponyme du roman de Lauren Weisberger paru en 2003.

Le réalisateur David Frankel a tourné une dizaine de films dont Marley et moi, Tous les espoirs sont permis avec Meryl Streep, Tommy Lee Jones et Steve Carell, Un incroyable talent, Beauté cachée avec Will Smith, Edward Norton, Kate Winslet et Helen Mirren. En outre, il a orchestré quelques épisodes des séries Sex and the City, Frères d’armes (Band of Brothers) et Entourage.

 

Le Diable s’habille en Prada, une comédie à multiples rebondissements

 

L’histoire commence sur les chapeaux de roue. Son diplôme de journaliste en poche, Andrea « Andy » Sachs arrive à New-York avec la ferme intention de trouver un emploi. Pigiste dans une obscure et bien-pensante publication, elle décroche un poste d’assistante dans le prestigieux magazine Runway dirigé par Miranda Priestly, une dragonne caractérielle qui fait la pluie et le beau temps dans le monde de la mode, un monde qu’Andy désavoue en raison de sa superficialité. Ajoutons à ce tableau, la condescendante Emily, la première assistante de Miranda, Nigel, l’excentrique directeur artistique, Nate, le petit ami d’Andy et Christian, un écrivain au charme ravageur.

Le Diable s'habille en Prada Adrian Grenier Anne Hataway

Naturellement Andy accepte de se jeter dans la fosse aux lions. De compromis en compromis, elle prend du galon et semble devenir ce qu’elle abhorrait auparavant, s’éloignant ainsi de sa meilleure amie et de son amoureux. Ne nous méprenons pas. Ce film n’est pas une tragédie mais une comédie rondement menée. Les dialogues font mouche. Avec des situations à la fois hilarantes et émouvantes. Et à la clé, une question : Andy succombera-t-elle à la tentation du pouvoir, de l’argent, de la gloire, du sexe et des relations faciles ?

 

Un duo de choc et des seconds rôles de première classe

Meryl Streep interprète Miranda. A ce titre, elle mène le bal. Comme pour chacune de ses compositions, elle a étudié le caractère de son personnage. Elle y a mis sa touche, n’hésitant pas à imposer sa sensibilité à la production et au metteur en scène.

Le Diable s'habille en Prada Meryl streep Anne HatawayGrace à Meryl, Miranda passe par toutes les marques de la palette émotionnelle. Tour à tour harceleuse impitoyable, féroce manipulatrice, cynique sceptique, elle sait aussi se montrer désarmante d’humanité dans de rares secondes d’abandon. Usant d’un humour distancié, l’actrice évite de sombrer ainsi dans une grossière satire. Pour Meryl, la militante féministe, il s’agit bien plus de dénoncer les excès de l’industrie du luxe qui assujettit la majorité des jeunes de la planète que de parodier une femme fut-elle prétendument son modèle. Le résultat est bluffant.

Anne Hathaway joue à merveille Andy, la ravissante ingénue. Elle a pour cela une solide expérience. Après Princesse malgré elle et Un Mariage de princesse pour Disney, elle illumine des films tels que Le Secret de Brokeback Mountain, Rachel se marie, Valentine’s Day, Alice au pays des merveilles, Un jour, The Dark Knight Rises, Les Misérables, Interstellar, Le Nouveau stagiaire, Ocean’s 8 et Dark Waters.

Aux côtés de ce duo de choc, Emily Blunt dans le rôle de la parfaite assistante, Stanley Tucci dans celui de l’éternel second, Simon Baker en irrésistible séducteur et Adrian Grenier, l’amoureux éconduit, sont tous parfaits. Drôles ou bouleversants de désarroi, ils ont une grande part dans la réussite de cette comédie.

 

Le Diable s'habille en Prada de Lauren weisberger
Le Diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger

Le Diable s’habille en Prada, l’adaptation réussie d’un best-seller

Alors que le roman n’est pas encore publié, la 20 Century Fox à Hollywood s’empare du projet de le scénariser en musclant le troisième acte.

Personnellement, j’ai tellement adoré le roman et le film que je les ai pris pour des jumeaux. Ils ont le même état d’esprit malgré des différences qui font leur charme et leurs particularités. En serialaddict, je peux relire un roman ou revoir un film sans m’en lasser, en goûtant le plaisir de les redécouvrir chaque fois comme une première. C’est le cas pour Le Diable en Prada.

Comme le monde entier le sait désormais, et bien que Lauren Weisberger, l’auteure du roman, s’en défende, il est impossible d’ignorer que le personnage de Miranda ait été inspiré par Anna Wintour de Vogue, pour laquelle la romancière a d’ailleurs travaillé comme assistante à ses débuts. Plus de quinze ans après et le succès commercial du livre et du long métrage, ce détail semble accessoire. Ce qui ne l’est pas en revanche, c’est la pléthore de vêtements tous plus divins les uns que les autres, qui fait de ce film l’un des plus onéreux au niveau costumes.

Voici donc un film divertissant, des scènes mémorables et des répliques cultes. « N’importe quelle femme tuerait pour avoir ce poste ! » Ou encore : « Tout le monde rêve d’avoir cette vie. Tout le monde veut être nous. » Everybody wants to be us.  Pour l’anecdote, Meryl Streep a pris l’initiative de changer cette phrase, au départ elle devait dire : « Tout le monde veut être moi ». Everybody wants to be me. Après cela, il n’y a plus rien à ajouter, non ?

Le Diable s'habille en Prada Simon Baker Anne Hataway

Le Diable s’habille en Prada

un film de David Frankel
d’après le roman de Lauren Weisberger
avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Simon Baker, Stanley Tucci, Adrian Grenier, Emily Blunt…
Date de sortie 2006

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